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Le Projet

Pourquoi ce projet ?

Face au changement climatique et ses conséquences, la France s’est engagée dans le développement des énergies renouvelables, avec l’objectif de porter leur part à 32 % dans la consommation finale en 2030.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, le gouvernement a défini dans sa programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) des objectifs à chaque filière d’énergie renouvelable. Pour l’éolien terrestre, la France s’est fixée un objectif de 24,1 GW de puissance éolienne installée à la fin de l’année 2023 puis, à l’horizon 2028, de 33,2 GW pour une option basse, 34,7 GW pour une option haute. Ces objectifs obligent à doubler les capacités de production du parc installé éolien, qui est de 17,6 GW (au 31 décembre 2020).

Le PCAET de Dieppe Pays Normand, porté par les intercommunalités de Dieppe-Maritime, Falaises du Talou et Terroir de Caux, a été approuvé en mars 2020. Le développement des énergies renouvelables fait partie des 5 grands engagements portés sur le territoire, avec pour objectif 2030 d’atteindre 37% de la consommation d’énergie provenant du renouvelable.

Le projet de la Plaine du Burel s’inscrit donc dans un contexte énergétique national ambitieux tout en participant à la production d’énergie renouvelable locale et au mix énergétique normand.

Les actualités du projet

Prochaine étape : l’implantation du parc éolien

Nous travaillons actuellement sur l’implantation du parc éolien. Nous reviendrons prochainement vers vous pour la vous présenter.
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Ce site est tout particulièrement intéressant sur plusieurs critères :

  • Avec des vents moyens de plus de 7 m/s à 100 m de hauteur, le site présente un fort potentiel. Pour un parc de cinq à huit éoliennes, la production permettrait d’alimenter plus de 10 700 foyers par an.
  • De prime abord, il présente très peu d’enjeux environnementaux, paysagers et techniques. Il possède également de vastes espaces agricoles suffisamment éloignés des habitations. Il est donc propice à l’installation d’éoliennes. Cela dit, il est nécessaire de mener des études précises pour évaluer les impacts potentiels d’un parc éolien à cet endroit et mettre en place les mesures d’évitement, réduction et compensation.
  • L’implantation exacte des éoliennes répondra aux préconisations soulevées par les bureaux d’étude et les acteurs locaux.
  • L’implantation du projet s’éloignera au maximum des bois et des lieux de vie des chiroptères.

Les études menées pour ce projet

Paysagère

Un expert paysagiste a étudié l’ensemble des unités paysagères, du patrimoine naturel et bâti, les lieux de vie dans un périmètre de 20 km ainsi l’histoire du territoire et ses pratiques sensibles. Cette connaissance fine du paysage lui permettra de conseiller ERG tant sur le dimensionnement du parc (hauteur, nombre d’éoliennes, emplacement, ligne directrice de l’implantation…) que sur les mesures (bardage bois des postes de livraison, mesures de plantation de haies, panneaux d’information sur le chemin de randonnée…). Plusieurs outils sont à sa disposition pour analyser ce travail d’insertion tels que les photomontages, des cartes de saturation, des coupes topographiques…

Nous nous efforcerons de montrer comment une implantation réfléchie peut s’inscrire dans l’histoire d’un paysage et peut donc témoigner d’une nouvelle vocation d’un territoire à porter des éléments de production d’énergie renouvelable participant à une politique de développement durable d’un pays”.- Marie-Pierre Gosset, Paysagiste Concepteure, dédié à l’étude paysage et patrimoine du projet.

Ce travail a en effet pour but d’assurer une meilleure insertion du projet éolien dans le paysage et sur son territoire.

Faune Flore

L’étude de la faune et de la flore permet d’identifier l’ensemble des espèces présentes sur site, d’avoir une compréhension claire des habitats potentiels sur la zone d’étude et de comprendre leur fonction.

Pour cela, les experts d’Ecosphère sont intervenus pendant un cycle biologique complet, soit une année, afin de recenser et d’observer les individus sur site. De nombreux outils sont déployés et s’adaptent aux caractéristiques du terrain. De la simple jumelle au piège photographique, chaque espèce a ses spécificités pour être identifiée et comptée. Par exemple, afin d’identifier la nuit les taxons (espèces de chauve-souris), des micros à ultrasons ont été disposés sur le site, ainsi que d’autres sont toujours présents sur le mât de mesures de vent pour une étude en hauteur. Chaque taxon ayant un grincement particulier, l’analyse des enregistrements permets de les identifier. 

Cette étude est ensuite complétée et corrélée avec des informations bibliographiques et les observations d’associations naturalistes locales, le Groupe Mammalogique Normand et le Groupe Ornithologique Normand. Le bureau d’étude dédié et ERG ont donc à ce jour une connaissance extrêmement fine de la faune et de la flore locale et de l’utilité de la zone d’implantation potentielle dans la dynamique locale de la biodiversité.

Buse variable – S. Siblet
Salsifis douteux – INPN – G. Arnal

Acoustique

Pour limiter au maximum les impacts sur le voisinage, la réglementation* cadre les émissions sonores d’un parc éolien. La réglementation en vigueur demande que soit déterminée l’émergence sonore. Celle-ci est la différence entre le bruit dit « ambiant » (bruit des installations) et le bruit dit « résiduel » (bruit sans les installations générées par les autres éléments, naturels ou anthropiques du territoire d’étude). Ce bruit résiduel est soumis à des variations non maîtrisables telles que : influences significatives des saisons, effets météorologiques, faune, flore, activités humaines, …

Pour la respecter, une étude acoustique est réalisée par un bureau d’étude dédié. Dans le cadre du projet éolien de la Plaine du Burel, une campagne de mesures est réalisée en fin d’année 2022. Elle consiste en la pose d’une dizaine de sonomètres au niveau des habitations les plus proches pour mesurer le bruit de l’environnement sans les éoliennes. Le choix de la période hivernale est justifié par le fait de prendre des mesures lorsque les feuilles sont tombées afin qu’il y ait le moins de masque possible à la propagation du bruit, mais aussi lorsque la météo est humide, froide et plus venteuse.

Ensuite, numériquement, l’expert acousticien simule les éoliennes dans cet environnement. Corrélée avec les données météos, la propagation du son est calculée. C’est ce qui permettra de dimensionner le projet et notamment de définir des plans de bridages potentiels. 

* Arrêté du 26 août 2011 relatif aux installations de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent, dont le dernier protocole en date a été rendu publique en mars 2022

Station météo 1,50 m - GANTHA

Vent

Un mât de mesures de vent a été installé au mois de mars 2021. Il mesure 90 m de haut et comporte plusieurs instruments de mesures à différentes hauteurs. Il nous permet de connaître pendant plus de deux ans les conditions météorologiques du site. Les girouettes mesurent la direction des vents et les anémomètres leurs vitesses. Nous avons mesuré également la température, l’humidité et la pression de l’air. Des micros ultrason d’écoute en hauteur dédiés aux chauves-souris s’ajoutent à ce dispositif de mesures.

Toutes ces informations servent à calculer le potentiel énergétique du site, et viennent alimenter les études acoustiques et écologiques.

Cette connaissance fine du territoire nous permettra d’adapter le projet éolien par des mesures d’évitement des zones sensibles, de réduction, de compensation, et de suivi des impacts. Les études, ainsi que la concertation avec l’ensemble des acteurs locaux sont toujours en cours. Ainsi, nous ne connaissons pas encore l’implantation exacte des éoliennes et les mesures qui les accompagneront.

Les grandes étapes

*calendrier prévisionnel permettant de donner un aperçu global.
2018-2021
• Délibération favorable des conseils municipaux à la réalisation d’études et au développement du projet de parc éolien de la Plaine du Burel
• Accord des propriétaires et des exploitants agricoles
2022
• Installation du mât de mesures de vent sur le site (mars)
• Réalisation des études environnementales
• Concertation et information avec les habitants, agriculteurs et élus
2023
• Étude d’implantation résultant de l’ensemble des résultats d’études et lancement des études d’impacts
• Dépôt de la demande d’autorisation environnementale (fin d’année)

• Suite de la concertation et information avec les habitants, agriculteurs et élus
2024-2026
• Instruction du dossier par la Préfecture et la DREAL
• Enquête publique
• Obtention des autorisations
2026-2027
• Chantier et mise en service du parc éolien

L’instruction du dossier par les services de l’Etat

Les délais réglementaires

Le dossier est en cours d’étude. La prochaine étape sera le dépôt du dossier en Préfecture.